Le diagnostic du cancer en Allemagne

Le diagnostic du cancer en allemagne

En 2015, des centaines de Québécois ont fait appel aux services du Dr Thomas Vogl, qui prétend offrir un traitement plus efficace que ce qui se fait au Québec, pour les patients atteints de certains cancers.

La vague de popularité du médecin allemand a fait son chemin jusqu'au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie. C'est notamment le cas de Jason Ferguson, de Cap-des-Rosiers, qui a été frappé d'un diagnostic de cancer du foie en 2014. Le jeune homme de 23 ans a commencé des traitements de chimiothérapie, mais non-curatifs, pour stabiliser son état. Ayant réussi à amasser 20 000 $ via une campagne de financement, Jason devrait s'envoler outre-Atlantique vers le 10 mars.

Il y a également eu le cas de Denis St-Gelais, des Méchins. L'homme de 58 ans, qui avait d'abord été diagnostiqué avec un cancer de la vessie, avait vu des masses apparaître sur ses reins et son intestin. Bien qu'il ait réussi à se rendre en Allemagne pour une première série de traitements, il a malheureusement succombé à la maladie peu de temps après son retour.

Source: http://www.lepharillon.ca/actualites/societe/2016/2/16/traitements-oncologiques-en-allemagne--l-est-du-quebec-attiree-p.html



Regarder la vidéo à propos deLe diagnostic du cancer en Allemagne

Des aveugles allemandes pour dépister le cancer du sein

Tamara Alteresco

« J'ai reçu le diagnostic au mois de mars, cancer du pancréas, raconte Daniel Léveillé. C'était fatal, 5 à 6 mois de vie, selon la moyenne. C'est une moyenne ça. C'est comme ça qu'il nous l'a dit. Et qu'il n'y avait rien à faire... au Québec. »

Daniel Léveillé a 46 ans et deux adolescents.

Nous l'avons rencontré avec sa femme, Sylvie Larivière, à l'hôpital universitaire Goethe à Francfort, en Allemagne. C'est leur troisième séjour à la clinique du docteur Thomas Vogl, où plus d'une centaine de Canadiens, en majorité des Québécois, ont été traités depuis les trois dernières années.

Gagner de précieuses années de vie

Daniel Léveillé s'ajoute à une longue liste de patients qui ont dépensé des dizaines de milliers de dollars pour recevoir les traitements alternatifs à Francfort.

Ces patients affirment avoir déjoué les pronostics en survivant mieux, et quelques années de plus, malgré des cancers foudroyants.

Un réseau bien organisé de patients québécois s'est développé au fil des ans par le bouche-à-oreille. Ils ont leur page Facebook, leur site Internet. Ils font aussi appel à leur communauté en organisant des activités de financement aux quatre coins de la province. La plupart ont aussi recours au sociofinancement pour combler leur manque.

Les traitements en deux phases

« Nous sommes des spécialistes de la radiologie et de l'oncologie interventionnelles, explique le Dr Thomas Vogl. Nous utilisons des traitements qui attaquent directement la tumeur dans l'espoir de la détruire. »

Les procédures sont moins brutales que la chimiothérapie traditionnelle.

Il y a d'abord la chimio-embolisation, qui consiste à insérer, à l'aide d'un cathéter, le médicament dans l'artère qui alimente la tumeur, jumelé à des particules qui bloquent la circulation sanguine. Et ce, dans l'espoir de ralentir la progression de la tumeur.

Il y a ensuite la thermoablation, et le laser utilisé à cette fin par le Dr Vogl n'est pas homologué au Canada.

Selon le Dr Vogl , près de 60 % de ses patients ont vu la taille de leur tumeur diminuer.

Des Canadiens « très courageux »

Dans la salle d'attente du professeur Thomas Vogl, une dizaine de patients sont assis. Daniel n'est pas le seul Canadien. Un homme de la région de Québec, qui souffre du cancer du poumon, sort lui aussi d'une séance de chimio-embolisation.

« Il arrive parfois que la salle au complet soit remplie de Canadiens; ce sont des gens très courageux », affirme le Dr Ryan Alaoui.

Le Dr Ryan Alaoui est un des rares médecins étrangers qui suit une formation avec le Dr Vogl. Ce Canadien est un point de contact crucial pour ces touristes médicaux du Québec.

Manque de preuves scientifiques

Bien que les techniques utilisées par le Dr Vogl fassent l'objet de recherche dans plusieurs pays, les études cruciales dites de phase 3 n'ont pas été complétées. Ces études comparatives à l'aveugle sont nécessaires pour convaincre le corps médical de leur efficacité.

« Mais vous ne me verrez jamais reprocher à quelqu'un d'avoir tenté sa chance dans ce domaine, affirme Gaétan Barrette. Je les comprends. Pour moi, ce qui compte, c'est le consentement éclairé. »

Source: http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/803388/cancer-traitements-experimentaux-alternatifs-thomas-vogl-allemagne-francfort



Images sur Le diagnostic du cancer en Allemagne de Google



Cette mère de deux enfants semble pourtant pleine d'énergie. Elle pratique le Zumba et la marche, et elle est une fervente adepte de la littérature et de la méditation. Bref, rien en elle ne laisse présumer qu'un cancer généralisé la ronge. Le cauchemar a débuté en 2010, lorsqu'un cancer du sein lui a été diagnostiqué.

« En fait, le premier diagnostic s'était très bien passé. J'ai passé à travers cela comme si j'avais une mauvaise grippe », souligne-t-elle.

Mme Bolduc croit alors avoir mis le cancer derrière elle, mais la malchance s'acharne. Après une rémission de quatre ans, un second cancer s'attaque à son sein, puis en mars dernier, elle apprend que la maladie s'est propagée dans ses os, son foie et ses ganglions.

Plus d'espoir au Québec

Les médecins québécois disent avoir tout tenté pour la guérir. La seule option qui lui reste : une chimiothérapie palliative pour améliorer sa qualité de vie jusqu'à sa mort. Une autre gifle pour elle, qui avait pourtant bien réagi à tous ses autres traitements.

« Il parait que moi, je ne suis pas un cas pour ça, ici [...] Ma chirurgienne en oncologie m'a dit "On n'y croit pas". Mais mon oncologue en chimiothérapie, tout de suite, m'a dit que c'est mon droit le plus strict et qu'ils allaient tout faire pour m'aider. »

Un traitement coûteux

Mais le traitement a un prix : 40 000 dollars. Heureusement pour elle, un ami, Renaud Légaré, a décidé de lui venir en aide, et s'occupe d'amasser les fonds nécessaires.

« À partir de là, tout ce qu'elle a à faire, c'est la guérison. L'argent, on ne veut plus que sa famille, ses proches aient à s'en occuper », explique-t-il pour justifier son geste.

L'initiative porte ses fruits. En moins d'une semaine, 11 000 dollars ont déjà été amassés. Mme Bolduc croit que sa situation touche beaucoup les gens.

« Par mon âge, par mes enfants en jeune âge aussi [8 et 12 ans] », souligne-t-elle.

La direction de l'école Saint-Patrice, que fréquentent ses enfants, a d'ailleurs envoyé une lettre à tous les parents pour les inviter à participer à cette campagne de financement. Des affiches et des contenants seront également placés un peu partout à Magog pour récolter les dons.

Mais peu importe le résultat, Bianca Bolduc est bien décidée à se rendre en Allemagne au mois de mai.

Source: http://ici.radio-canada.ca/regions/estrie/2016/04/18/007-bianca-bolduc-cancer-allemagne-magog.shtml



Leave a Replay

Make sure you enter the(*)required information where indicate.HTML code is not allowed